vendredi 13 mars 2020

Nous voilà bien rendus (presque) chez nous

Dans ce petit hôtel pas cher on n'a pas mis cher dans l'isolation phonique, alors on n'a pas très bien dormi... Au moins on s'est reposés. Hortense et son chauffeur nous ont emmené au petit matin au Chalet des Roses pour aller récupérer le VIP Gasy car. On a bien tourné avant de s'arrêter pas trop loin. Ils ont eu beau demander personne ne connaissait... Bref à 9 h on était partis après un petit déjeuner sur cette belle et pourtant bien défoncée RN7. Le temps est superbe, il fait beau et bien chaud.
La sortie de la ville est toujours plus compliquée ! Quels embouteillages. Il n'y a que la vache qui rit.
Celui-ci installe son tout petit commerce


On arrive à quitter cette ville en perpétuel mouvement
Il y a toujours ces misérables équipes de concasseurs de gros cailloux pour en faire du gravier à béton. Hallucinant !


La couleur des rivières atteste encore de la violence des dernières pluies

Le canal d'irrigation déborde tant il est plein !


La première récolte de l'année a déjà commencé dans certaines rizières

Mais tous les plants n'ont pas la même matûrité

Il reste encore des mangues, des pommes, des poires des ananas et même des kakis

A Antsirabe c'est le maintenant habituel transfert des bagages à la gare routière sud

Mais en attendant notre dernière liaison on observe la vie de ce lieu incroyable

Ceux là finiront la route en vélo.

Tandis que d'autres vélos s'entassent sur un autre toit.

Les vendeurs à la sauvette désespèrent un peu.

On est parti mais la vie continue, c'est l'heure de la livraison de l'armoire

Plus loin c'est la vision bien familière de ce type d'attelage qui nous rappelle à la réalité de ce pays.

Et puis c'est l'arrivée à Manandona. Cela fait un paquet d'heures pour ce voyage !

Voahang nous avait rejoint à Antsirabe, et au gîte nous avons retrouvé Nina, Misa, et Maefa. 

Le jour va tomber, alors après un peu de rangement on va marcher, se régaler de la lumière du soir.

Des camions de zébus sont arrêtés. Les chauffeurs vérifient le chargement

Pas sûr que le respect des animaux soit effectif...

Il y a une nouveauté dans cette image : eh oui il y a de l'éclairage public solaire. Toute une histoire que j'essaierai de vous raconter. Puis après un superbe dîner DODO bien gagné.

Ce matin Antsirabe pour régler les problèmes de communication en changeant nos puces de téléphone devenues obsolètes

Les rues ont bien souffert des pluies

Les ferblantiers sont toujours là

Tout comme les menuisiers qui vernissent paisiblement malgré la poussière


Voilà des jouets faciles à trouver dans l'étalage de la dame chez qui je viens d'acheter quatre prises pour remplacer celles qui ont été arrachées au gîte.
 Et puis la trouvaille du jour c'est cette improbable traction rallongée. C'était un modèle à 3 banquettes, mais le propriétaire en avait enlevé une pour installer un tourne disque et un tiroir de nécessaire à pique nique. Tout est dans le jus comme disent les antiquaires. Je déniche le proprio et je lui demande de m'ouvrir cette drôle de chose bien coloniale garée devant une maison du même style. Un décor de film !



Hasard des rencontres, on se dirigeait vers la station de bus quand on croise Manitra avec son frère au volant et la famille derrière, d'un magnifique van Honda rutilant (330 000 km quand même) parti faire des courses et prendre sa fille au lycée.Ils nous proposent de monter avec eux. Ils avaient vraiment pas mal d'arrêts à faire...


Beau véhicule, non ? Et maintenant il peut utiliser la piste de la centrale électrique jusqu'au CEG après une demande au nouveau directeur. C'est quand même plus facile que la moto.

Chez le marchand de fournitres scolaires


On attend la sortie du lycée, alors je flâne à la rencontre des gens qui sont là. D'abord les charpentiers...


Les vendeurs de pièces détachées bien détachées...







Et les réparateurs de téléphone qui tentent l'impossible sur des machines en piteux état.

Celui-ci arrivait à souder sans trembler avec le fiston en travers des genoux et l'écran à fini par se rallumer !

Aller on rentre.

Enfin presque, il a fallu chercher de l'essence pour les besoins du village de Laimbolo. Nous on rentre au gîte où Voahangy a bien commencer à préparer le dîner. Elle va bien et est très contente de nous retrouver.
Voilà, avec le retour d'internet on a pu lire les journaux français ... terrible l'ambiance générale. J'espère que ça va s'arranger, on nous a demandé plusieurs fois ce qu'on en pensait et on est bien gêné pour répondre. Les certificats de non contagion au départ de France nous sert bien... Mais dans ce pays les maladies transmissibles ne manquent pas (tous les ans ils ont de la peste) et la très grande majorité de la population s'en fiche complètement.
Aller dodo, demain je répare les prises (à propos aucun de problème de courant depuis notre arrivée, mais il a fait très beau). Je vais essayer de motiver les troupes pour nettoyer les panneaux solaires bien poussiéreux.